Brittany, a playground for Nabi painters.

Picasso, Monet, Turner ….. planted their easel on the land of Brittany …from the nineteenth to the twentieth century, this region was a source of inspiration for painters fascinated by the wild landscapes and local folk legends .. but this is the group of Nabi painters who sought to see in the different towns of the region multiple places to remain and based schools and workshops …

The village of Pont-Aven, Brittany, France.

Paul Gauguin, Paul Serusier, Felix Jobbé-Duval, Valloton, Vuilliard, Emile Bernard, Maurice Denis, the theoretician of the Nabi movement, chose the smalltowns of Pont-Aven in Brittany, and that of Pouldu, not far, to found an eponymous group, the Pont Aven group. Seduced by the mysterious and misty atmosphere of the village and its surroundings, Gauguin, Maurice Denis and their companions have ignited with bright polychrome visions  the farms, mills, barns, village festivals, themes of daily life of peasants and sailors … Holidays and traditions with religious processions at pardons were an opportunity for many to represent the colorful beautiful costumes. They revisited these sites and themes entirely in warm and metaphysical colors.

Paul Gauguin. Breton Girls Dancing, Pont-Aven. 1888. Oil on canvas. The National Gallery of Art, Washington, DC, USA.

Paul Gauguin. Washerwomen at Pont-Aven. 1886. Oil on canvas. Musée d’Orsay, Paris, France.

Emile Bernard, Les Bretonnes aux Ombrelles.

Emile Bernard, Bord de mer en Bretagne (Seashore in Brittany).

Edouard Vuilliard, En Bretagne, Saint Jacut, 1909, Browse & Darby Ltd. Gallery.

Paul Sérusier, Les porcelets au Pouldu (Piglets of Pouldu), Oil on canvas, 1889, Musée of Pont Aven.

These modest and quiet places became a hotbed of artistic cosmopolistism. Alongside the French, the English, Danes, Finns, Irish such as Roderic O’Connor were living side by side in small inns in the city…

Roderic O’Connor, Houses of Lezaven.

Roderic O’Connor, FIeld of Corn, Pont-Aven.

Britons with their customs, beliefs and legends fascinated even other artists. They formed colonies in Concarneau, Douarnenez, Camaret, Rochefort en Terre, Pont-Croix, Cancale, at Faouët…and like Pont-Aven, became the resort of a colony of cosmopolitan artists.

The arrival of Paul Gauguin and his followers at Pont-Aven and then in Pouldu marked an important milestone in the history of painting. Emile Bernard, Maxime Maufra, Henry Moret, Charles Filiger, Paul Serusier have, on the advice of their master, presented a new pictorial theory that established a complete break with most traditional practices.

They focused their practice to find the « sacrality » of the art and caused a renewed spiritual though. Detached or not of Christianity, the Nabi artists looked for ways to link their art to  new spiritual philosophies and doctrines influenced by East, Orphism, esotericism and theosophy, in reaction against impressionism, naturalism, freeing painting from the shackles of realism.

By creating this movement, they opened the way to a stream of art free of academic principles. Self Portrait in Yellow Christ and Green Christ by Gauguin, the Talisman of Serusier, the landscape of Pouldu by Filiger, Pont-Aven red sky by Maufra…are some of the most famous works of the group.

Gauguin, Self portrait in Yellow Christ, 1889-1890. Oil on canvas, 38 x 46 cm . Paris, Musée d’Orsay.

 Paul Serusier, Le Talisman or L’Aven au Bois d’Amour, Octobre 1888, Huile sur bois, Musée d’Orsay.

The four Breton Girls, Gauguin,  c.1886. Oil on canvas. Neue Pinakothek, Munich, Germany.

One can find traces of the journeys of these artists to Brittany at the Museum of Fine Arts in Pont-Aven:

BASILIQUE DE SAINT DENIS, ou comment le pouvoir s’affirma au travers de l’art.

LA BASILIQUE DE SAINT DENIS


Le langage des images.


Approches de la lecture d’une image, de sa fonction Moyen Âge à travers les sculptures et les vitraux du monument. Comprendre que ces images s’inscrivent dans un ensemble, l’art gothique et l’art roman.


Parcours de visite

Les différentes images qui ornent cette abbaye ont toutes été pensées comme étant porteuses d’une signification précise…Nous allons essayer de comprendre pourquoi on les a placé là où elles sont placées et pourquoi ces images précisément ont été choisies.

Ca sera aussi une occasion de découvrir l’art du Moyen-Age, l’art des périodes qu’on appelle romane et gothique, qui sont deux périodes qui se suivent, et de découvrir que l’art de ces périodes s’est exprimé de plusieurs manières différentes et que des dialogues se sont créés entre les différents types d’art pour dire la même chose.

Nous sommes maintenant devant la cathédrale Saint Denis, sur le parvis. Cette grande place dégagée devant l’église servait à la réunion des fidèles avant l’entrée dans l’enceinte religieuse. Le peuple s’y réunissait pour jouer les pièces de théâtre, appelés Mystères, qui racontent la Bible. Cette large place permettait l’arrivée des matériaux et du matériel sur le chantier de construction, et servait aussi pour mettre en valeur la façade de église.

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INTRODUCTION :

Quelle est l’histoire de la cathédrale ?:

On ne l’a pas placé là par hasard. L’abbaye s’appelle Saint-Denis, ce n’est pas anodin car c’est à cet endroit où fut enterré saint Denis, le premier évêque de Paris.

Mais l’histoire de ce lieu est encore plus ancienne, car à la fin du IV° siècle un mausolée, c’est à dire un monument dédié aux morts, est construit sur un cimetière gallo-romain, à l’emplacement du maître-autel actuel, la partie la plus importante des église, là où le prêtre officie. Ce lieu fit déjà l’objet d’un culte. Puis vers 480, sainte Geneviève, la patronne de la ville de Paris, fait construire un  premier bâtiment, de 20m de long sur 9m de large, dont il subsiste aujourd’hui quelques murs de fondation, car c’est à cet endroit que se serait trouvée la tombe de saint Denis (premier évêque de Paris) et ses deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, tout trois martyrisés vers 250 parce qu’ils étaient chrétiens.

C’était déjà un lieu de grand prestige…car Au VIIe siècle, le roi Dagobert est le premier roi à se faire enterrer dans la basilique, et il sera imité par de nombreux rois et reines, voulant être inhumés auprès de Saint Denis et du roi Dagobert, d’abord par les carolingiens, dont Pépin-le-Bref, le père de Charlemagne, qui à l’occasion de son sacre décide la reconstruction de l’édifice à la manière des édifices romains de type basilique, qui est un bâtiment rectangulaire avec un plan très simple.

Puis encore de nombreux rois, par exemple vers la fin du 8ème siècle, vont modifier l’église et vont se faire enterrer jusqu’au dernier roi, Louis XVIII au XIXème siècle. Ainsi cette église voit sa légitimité, son pouvoir renforcé aux yeux des chrétiens et de l’Eglise car c’est un lieu où un saint très important et des rois sont enterrés. 

Ainsi, cette église devint une nécropole royale, et c’est ce qui fait que cet endroit va devenir un lieu de pèlerinage très important au Moyen-Âge, puis une puissante abbaye bénédictine, suivant la règle de Saint Benoît.

C’est l’abbé Suger (1081-1151) qui lui a donné la forme que l’on voit maintenant, même s’il y a eu des travaux entre temps…surtout au XIXème siècle par Viollet-Le-Duc.

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L’abbé Suger dans un des vitraux axiaux de l’église. 

L’abbé Suger, qui était une homme d’église mais aussi le conseiller des rois Louis VI et de Louis VII, fait entreprendre de grands chantiers vers 1140 pour agrandir l’abbaye. Il a complètement révolutionné l’aspect de l’abbaye, et les travaux ont continué au XIIIe siècle.

L’église conservera son architecture médiévale jusqu’au début du XVIIIe siècle et devient cathédrale en 1966. 

La guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, les troubles politiques contribuent au déclin de l’abbaye royale de Saint-Denis bien avant que la Révolution ne le précipite. En 1793, les révolutionnaires s’attaquent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806, Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII, le dernier roi de France, qui a vécu au XIXème siècle, restitue à l’abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivent tout au long du XIX e siècle et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846.

Un peu partout dans l’église, on trouve des marques de toute cette histoire, des images placés à des endroits précis volontairement, rappelant aux chrétiens qui venaient se recueillir l’histoire de cette majestueuse et très importante cathédrale.

Il y a donc de nombreuses raisons qui fait que ce lieu était exceptionnel, le fait que le premier évêque de Paris y ait été enterré, le fait que les rois aient voulu voir leurs tombeaux placés là, le fait que celui qui a décidé du chantier était un homme puissant, le conseiller du roi.

Donc tout dans cette église est fait pour montrer le pouvoir temporel et religieux (le temporel, le pouvoir des rois sur les hommes, et le pouvoir religieux, le pouvoir de Dieu et de l’Eglise sur les hommes).

Donc il fallait montrer aux plus grands nombres ce pouvoir politique et spirituel….entre autres par les images…

LES IMAGES ET L’ARCHITECTURE TEMOIGNENT DU POUVOIR POLITIQUE ET RELIGIEUX ET ONT UN ROLE PEDAGOGIQUE.  

 VOYONS CELA A  L’EXTERIEUR :

Comment l’abbé Suger a-t-il fait pour montrer au plus grand nombre ce pouvoir politique et spirituel?

Il a utilisé les images, qu’il a disséminées un peu partout dans l’église. Il a aussi augmenté la taille du bâtiment, pour impressionner et pour montrer que rien n’est trop beau pour les rois et pour Dieu.

Par l’architecture :  

Cette église est haute et verticale, surtout qu’à l’origine il y avait deux tours, mais que la tour de gauche a été détruite en 1846.

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Projet de Viollet-le-Duc pour la reconstruction de la cathédrale.

Et faut savoir que faire une église si haute et si verticale était assez innovant à l’époque car alors c’était l’art roman qui prédominait.

Qu’est-ce que l’art roman ? L’art roman c est un art qui a été présent en France à peu près de 1030 à 1150. C’est un courant artistique qu’on retrouve aussi bien en architecture qu’en peinture, sculpture etc…

Avant d’être transformée par Suger l’abbaye était de style roman. Et l’abbé Suger sut transformer une église romane en un monument gothique. L’abbaye de Saint Denis est un des premiers chefs d’œuvres de l’art gothique. Cette église occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de l’architecture gothique, chacune des grandes étapes de sa construction constituant une révolution artistique et technique. Sa construction va être si importante que petit à petit l’art roman va laisser la place à l’art gothique.

C’est un style qui a duré longtemps de 1040, la date de la construction de la cathédrale, jusqu’au début du XVe siècle.

Cet art est avant tout religieux, mais il s’exprime également dans des édifices civils ou militaires. On le voit dans l’architecture mais aussi dans les images.

Ce sont les italiens qui pour la première fois ont utilisé le mot de gothique. Pour eux, cela qualifiait l’art des goths, un peuple de barbares. Pour eux l’art gothique c’était une des raisons pour lesquelles l’art barbare, l’art ne s’est pas développé de la même manière en Italie.

Juste une parenthèse, il faut savoir qu’il y a eu plusieurs gothiques et que cette église, et un peu plus tard, celle de Notre-Dame de Paris (1163), est une des premières réalisations dans ce style. En effet on dire que le gothique est le style de l’art de l’Europe occidentale, et qu’il est né en Ile-de-France et a duré si longtemps qu’entre temps il y a eu plusieurs évolutions en art et architecture.

Il y a eu le gothique primitif, le gothique classique, le gothique «  rayonnant », dont la cathédrale de Strasbourg est représentative, et même « flamboyant » !

Plus la construction gothique est tardive plus ses caractéristiques sont accentuées.

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Cathédrale de Strasbourg, début de la construction 1170.

La caractéristique de l’art gothique qu’on retrouve ici c‘est :

Une volonté de hauteur et de verticalité

La multiplication de jeux de lumières et de couleurs

La volonté d’accueillir le plus grand nombre de fidèles.

Plus d’ouvertures.

Plus de monumental.

Un décor plus travaillé et complexe.

L’évolution architecturale avec le style roman est clair.

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Abbaye de Saint Nectaire, représentative du style roman.

En effet, dans les constructions romanes, les éléments décoratifs étaient initialement très simples et les voûtes en plein-cintre. Les églises étaient souvent plus petites, et il y avait moins d’ouvertures et de fenêtres parce qu’on n’avait pas encore les moyens techniques de faire tenir l’églises avec de grandes ouvertures percées sans que tout s’écroule.

La basilique de saint Denis, telle qu’elle se présente aujourd’hui, a 108 mètres de long., 29 mètres de hauteur, le transept est large de 39 mètres. On essaye donc d’augmenter les dimensions.

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Pourquoi construire un église si grande par rapport à celles d’avant :

– Comme je l’ai dit on cherche à impressionner et à rassurer les gens en montrant la puissance et la grandeur d’un monument, censé représenter la puissance de l’Eglise et du pouvoir royal. En effet, cette église a été pensée comme un signe de puissance et pour être vu de loin.

– Il faut savoir qu’à cette époque, toute la population est chrétienne et les gens sont très croyants. Ils vont régulièrement à l’église pour assister à la messe. Au fil du temps la population augmente et il faut pouvoir accueillir tous les fidèles.

– Les hommes d’Eglise rêvent alors de construire de nouveaux lieux de prière plus grands, plus beaux, et plus lumineux surtout si, comme à Saint Denis, ces lieux accueillent les tombeaux des rois, pour faire des lieux dignes de les accueillir.

– On construit de telles églises aussi et d’abord pour remercier Dieu et on accentue la verticalité pour rapprocher les hommes du paradis, du ciel, de Dieu. On essaye de toucher le ciel.

Par les images :

Les images les églises romanes sont moins ornées d’images que les églises gothiques. Plus on avance dans le temps, plus les entrées vont être décorées.

On en voit, en effet, beaucoup d’images à l’entrée du la Cathédrale Saint-Denis, sur les portails.

A l’origine, au moment de la construction de Saint-Denis on a sculpté beaucoup d’images qui avaient toutes un rôle précis, une fonction. Mais certaines ont été refaites plus tard, par exemple au XIXème siècle par Viollet-le-Duc, car elles ont été abîmées par le temps ou les destructions volontaires.

Les portails :

Comme la plupart des cathédrales gothiques, la façade de Saint Denis comporte trois portails. Les architecte n’ont pas choisi le chiffre au hasard car dans la religion chrétienne, le chiffre trois est associé à la Trinité : le Père, le Fils, le Saint Esprit.

Sur le portail central, on voit une scène, le Jugement Dernier, et sur les portails latéraux, la vie de Saint Denis est représentée.

Pourquoi Saint Dénis ? Une église ou une cathédrale est toujours nommée en l’honneur de quelqu’un, un saint ou une sainte, considéré comme un modèle à suivre ou un intermédiaire entre Dieu et les hommes. On retrouve des images en l’honneur des personnages sacrés qu’on respecte et vénère partout dans l’église, à l’intérieur comme à l’extérieur.

L’église où nous sommes est dédiée à saint Denis, car comme je l’ai dit, il a été un martyre chrétien et on pense qu’il a été enterré ici.

C’est pourquoi on a représenté sur le portail de gauche, le martyr de saint Denis: Denis et ses compagnons, Rustique et Eleuthère, sont conduits au supplice, et sur le portail de droite, la dernière communion de Saint Denis, emprisonné avec deux autres saints, ses compagnons, Rustique et Eleuthère, des mains du Christ lui-même. Derrière la prison, le préfet romain qui ordonne le martyr du saint est avec son dénonciateur et les bourreaux.

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Portail de gauche: Saint Denis et ses compagnons sont conduits au martyre.

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Portail de droite: Saint Denis et ses compagnons reçoivent la communion des mains du Christ.

Saint Denis serait venu d’Italie peu avant 250 après J.-C. Il fut chargé avec six compagnons d’évangéliser le territoire du Royaume de France, les Gaules. Dans les premières légendes, Denis, est considéré comme un apôtre des Gaules. Saint Denis fonde au cours de son apostolat plusieurs églises en France, avant d’être martyrisé avec Rustique et Éleuthère, deux de ses compagnons, vers 250 à Montmartre où ils seront décapités. Selon l’hagiographie, Denis se serait relevé, aurait mis sa tête sous le bras, et aurait marché vers le nord jusqu’au lieu de sa sépulture qu’il aurait choisit.

Au IXe siècle, un abbé dit « aussitôt le corps de saint Denis se leva, et sous la conduite d’un ange, et précédé par une lumière céleste, il porta sa tête entre les bras, depuis l’endroit qu’on appelle le « Mont-des-Martyrs » jusqu’à l’emplacement de l’actuelle basilique « . Ce martyre était donc considéré comme sacré. Il avait même été aidé par les anges et avait ressuscité comme le Christ pour choisir son tombeau.

C’est la légende de saint Denis qui est montré. Comment et pourquoi l’abbé Suger a montré aux croyants cette légende.

Il faut savoir qu’à l’époque, la plupart des gens ne savaient ni lire ni écrire, ils étaient illettrés et ils apprenaient par les images tout ce qu’ils ne pouvaient pas apprendre dans les livres. L’église n’est pas seulement un endroit où l’on prie, c’est aussi un lieu de beauté, de lumière pour rendre hommage à Dieu et aussi un livres d’images, une galerie d’art où on peut apprendre ce qu’est la morale chrétienne.

Dans les églises, ce sont surtout des passages de la Bible ou de la vie des saints qu’ils peuvent apprendre, mais parfois la personne qui décide de montrer telle ou telle image pense aussi à montrer aux gens le pouvoir temporel, le pouvoir des rois, pour les légitimer.

Dans les églises, ce sont surtout des passages de la Bible ou de la vie des saints qu’ils peuvent apprendre, mais parfois la personne qui décide de montrer telle ou telle image pense aussi à montrer aux gens le pouvoir temporel, le pouvoir des rois, pour les légitimer.

Ici Suger met en avant le rôle de martyr pour montrer que, comme le Christ, Saint Denis a souffert, et que le Christ est avec lui (il le fait communier). Comme les rois sont enterrés là, on le montre comme étant protecteur de la royauté et ça fait le lien entre les rois et le saint qui a été reconnu par le Christ. Personne ne peut donc contester l’importance de la place des rois puisqu’ils sont placés à l’endroit où un saint reconnu par le Christ fut enterré. Suger veut imposer saint Denis comme le «patron spécial» du royaume, et veut proclamer et affirmer le caractère sacré des rois de France.

Les souverains ont toujours été au cours de l’histoire en quête de légitimité, ce qui explique pour partie leur volonté de reposer auprès des reliques de saint Denis, Rustique et Eleuthère. Par l’intermédiaire de la puissance des saints martyrs, les rois pensait ainsi acquérir pouvoir et protection, et selon la croyance, accéder directement au Paradis.

« Montjoie saint Denis ! » devient la devise du royaume de France, qui se place ainsi sous la protection du saint tutélaire du royaume : St Denis. Cri de ralliement des chevaliers sur les champs de bataille du XII e et XIII e siècle, inscrit sur la bannière de couleur écarlate parsemée de flammes d’or du fameu oriflamme de Saint-Denis. « Montjoie saint Denis » Cet étendard est une belle image de l’union personnelle entre l’abbaye, le saint patron et le roi. Cette enseigne était systématiquement levée en temps de guerre par les souverains qui venaient la recueillir des mains de l’abbé sur l’autel des saints martyrs. Elle est un des objets majeurs de l’épopée médiévale autour duquel se forme un premier sentiment national. Une copie subsiste dans la basilique.

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Banière de Saint Denis.

Donc comme on voit il y a trois portails. Les deux de côté sont consacrés à Saint Dénis. Et au centre le portail représente une scène de la Bible, qu’on appelle le Jugement Dernier.

Le portail central est le plus élevé et le plus large c est normal parce que c est celui qui est au centre et c’est celui qui représente le Christ. On voit bien qu’on rentre dans un lieu sacré.

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Portail central du Jugement Dernier.

Dans la première bande on voit beaucoup de personnages, de guerriers, rois, reines, évêques, hommes, femmes. Ils se lèvent en poussant des pierres. Ce sont les morts qui sortent de leurs tombeaux. Il s’agit de la Résurrection des morts. Des anges sur les voussures supérieures jouent de la trompette pour les réveiller.

Dans la bande du milieu, Les 12 apôtres entourent le Christ au centre. Il est aussi entouré de la Vierge, cette dernière se tenant à sa droite et Jean à gauche, en position d’intercesseurs, c’est à dire d’intermédiaires entre les hommes et le Ciel. Aux extrémités, deux anges, l’un tenant une épée de feu et l’autre un olifant, encadrent la scène.

Jésus est représenté en crucifié, les bras en croix, montrant ses plaies. On montre ainsi que malgré ses blessures et sa mort, il a ressuscité et est revenu pour sauver les hommes.

On montre le Christ comme le Rédempteur, celui qui a racheté le péché originel. On montre Jésus comme ça en train de montrer ses plaies, pour montrer qu’il est mort pour nous, pour les hommes, pour faire en sorte de laver nos péchés.

Une petite ville, aux pieds de Jésus, symbolise le Paradis. A l’époque, on l’imaginait sous la forme d’une ville, la Jérusalem Céleste. Au pied du Christ, on distingue un petit personnage en prière. C’est Suger qui implore la clémence du Seigneur. Il est ici pour montré que c’est sur sa décision que cet art a été placé là et que l’église a été construite comme ça, qu’il est le chef de cette église, et qu’il l’a fait en hommage à Dieu et au Christ. Il le prie.

Les anges volent au-dessus du christ et portent les instruments de la Passion c’est à dire du martyr du Christ ou encore les instrument par lequel on l’a blessé et tué: la couronne d’épine, la lance et les clous, la croix.

Le christ tend des rouleaux ouverts avec les inscriptions du Jugement Dernier. A droite, il est dit en latin : « venez les Bénis de mon Père », et à gauche, « Eloignez-vous de moi les maudits ». On  sépare les bons et les méchants. A la droite du Christ à notre gauche sont toujours montrés les Bons, les Justes, ceux qui ont fait du bien durant leur vie et qui iront au Paradis, et à la gauche du Christ, à notre droite, sont toujours montrés ceux qu’on appellent les damnés, les méchants, ceux qui seront en Enfer pour l’éternité. 

Sur les courbes de la voûte, c ‘est à dire les voussures, figurent les représentations du Paradis à gauche et de l’Enfer à droite. A droite, ils n’ont pas l’air heureux, ils grimacent de douleur et baissent les têtes, ils sont enchaînés et emmenés en enfer. De l’autre côté à gauche, à la droite de jésus, se trouvent les justes, ceux qui ont été bons et qui iront au Paradis. Ils regardent vers le ciel, vers le christ.

 Dans les voussures, au centre, on trouve une représentation de la Trinité : en haut la colombe de l’Esprit, au centre Dieu tenant l’Agneau de Dieu, qui symbolise l’homme, et en bas deux anges encensant le buste du Christ.

 Qu’est ce que le Jugement Dernier ? D’après la religion chrétienne, à la fin des temps doit venir le moment du Jugement dernier, où l’âme de chacun doit être porté au Paradis ou en Enfer, selon les bonnes ou mauvaises actions accomplies. Par conséquent en voyant ses images terrifiantes, les chrétiens redoutaient l’Enfer et se souciant de leur salut. Ainsi pour gagner le paradis, ils priaient dieu régulièrement, assistait à la messe, se retiraient dans des abbayes, allaient en pèlerinages.

En voyant cette entrée, ils comprenaient que Jésus s’était sacrifié pour eux, et qu’il était victorieux de la mort et la souffrance, car malgré les blessures il apparaissait dans toute sa gloire et qu’il était encore le Tout-Puissant, celui qui décidait du salut des âmes.

Selon la Bible, la résurrection des morts est arrive avant le jugement par Dieu, qui aura lieu le même jour pour tous. Ici on voit le Christ en majesté domine la résurrection des morts sur la bande du bas. Le Jugement dernier est celui qui doit intervenir à la fin des temps, après la venue (ou le retour) du Messie. Ce jour, appelé aussi Jour du Seigneur, permettra au Seigneur de montrer sa Justice.

 Le thème du Jugement dernier n’apparaît guère avant le XIème siècle et n’occupe la première place qu’au XIIIème siècle. Ce sujet a alors été traité très souvent et on l’a retrouvé sur beaucoup de cathédrales construite à l’époque gothique avec des variantes. On retrouve ce thème aussi à Notre-Dame de Paris, à Chartres et à Amiens. Ce fut aussi un thème important dans d’autres arts, en peinture par exemple…

Portail du Jugement Dernier de Notre-Dame de Paris.

Portail du Jugement Dernier de la Cathédrale d’Amiens.

Edward Hopper

Autoportrait, 1930, huile sur toile, 63,8 x 51,4 cm,  Witney Museum, NY.

La prochaine rétrospective du peintre américain qui se tiendra en novembre 2012, au Grand Palais de Paris est l’occasion de parler et présenter le travail d’Edward Hopper (1882, 1967), phénomène à lui seul s’il en est, et pourtant digne représentant pour beaucoup de l’image archétypale de l’Amérique et de l’école de peinture américaine.

Il a, en effet, reçu toute sa signification à l’apogée de la peinture moderne des U.S. et de l’individualisme roi, au moment où l’expressionisme abstrait d’un Pollock gagnait ses galons et couleurs auprès des critiques d’art du monde entier. Mais à l’opposé de ce dernier, tenant d’une abstraction hermétique et presque autosuggestive, Hopper devrait plutôt être qualifié de néo-réaliste, tant son trait semble vouloir reproduire la réalité qui l’entoure…La feinte est insidieuse….la touche, si elle tend à une reproduction quasi photographique voire académique, vibre et confère un réel effet d’imaginaire….

 La civilisation, symbole d’astreinte:

L’homme seul face à la nature, un thème si souvent traités par les peintres mélancoliques de tout temps, Caspar Friedrich le premier qui pose ses figures en contrepoint d’une étendue quasi apocalyptique où la nature règne en maître….Avec Hopper, sans aller jusque dans une dimension spirituelle et transcendantale à la Schelling, l’homme et le paysage sont deux pans de cette même amérique, esseulée, désiorentée, en rupture, enclins à faire l’expérience de « la frontière avec le monde connu, à la limite de la civilisation ». Cette thématique de l’entrave, de l’impasse trouve écho dans l’obturation du champ libre de la nature, et des éléments de civilisation qui la traversent (phares, passages à niveaux, répétitions de murs, interpénétration du vues intérieures et extérieures dans le même tableau…), cloturant ainsi la perspective, la balisant.

Caspar David Friedrich, le voyageur contemplant une mer de nuages, 98,4 x 78,8 cm., huile sur toile, 1817, Kunsthalle of Hambourg.

Haskell’s house, 1924, National Gallery of Washington.

High Road, 1931, National Gallery of Washington.

Gas, 1940, National Gallery of Washinton.

To be continued…..

Chinese extend in Africa, a showdown between two gigantic eras: °I

In recent years, black Africa has been a place of chinese people inflow, would it be in Sudan, in Zimbabwe or Nigeria….touching areas such as raw materials.  Indeed, China is working to strengthen its economic relations with Africa, but it also concerns cultural weightiness.

But if economic and cutural relations between Republic of China and black Africa  intensified for two decades, particularly since the « Year of Africa in China », 2006, Beijingis is working to support its strong growth from the 50s, when Mao Zedong gave support for independence movements in the Third World. This assistance lead many African countries newly born to fall for China’s part in the diplomatic struggle which opposes to Taiwan, including obtaining his seat at the UN.

Gradually, this arrival from east were asserted by many worldwide observers, as a manifestation of neo-colonialism to the point of qualify it « Chinafrica », in remembrance of « Françafrique ». Some even wandered about China as a neocolonial power in sub-Saharan Africa…

But more than colonialism this is about cooperation:

As a logical consequence of its strong growth, Beijing has sought to build strong economic relations with Africa. For example, while the 50th anniversary of diplomatic ties with Egypt tooked place, in 2006 the third forum on Sino-African cooperation were also held, where almost all African heads of state were present to dedicate China as the first partner of the continent.

But if that presence is well proven and accepted by the african leaders, what are the concrete reasons for such a presence in the southern continent; for which interest China has given it all that bad since the 50s?

Chinese interests in Africa are plentiful, and cut across a lot of raw materials, and in many countries, we see that it is present on the overall African territory:

In Zambia: China is client for copper.
In Zimbabwe: for chromium.
In South Africa: client for iron.
In Gabon: for wood.
In Sudan: China is Sudan’s major trading patrner, the largest buyer of sudanese oil, and a key military supplier to the regime in Karthoum.
In Angola and Nigeria: China removes crude oil.
In Mali and the Gulf of Guinea: China is prospecting raw materials.
In Africa: China’s exports of textile quality at the expense of local workers.
The document on China’s African policy, for the first time formally outlined the principles of Sino-African relations and erected a strategic review. According to it, since 2005, Beijing became the first supplier of Africa, before the United States and France, as well as its second client behind the United States after a five-fold increase of trade since 2000. In 2007, bilateral trade accounts for 70 billion. However, it is the European Unions that remain in the lead.

 The map below illustrates the amount of chinese investments in 2005 in Africa:


Thus, we see that China needs to invest Africa to develop, and therefore African negotiators should be able to sell at a much better price than the cheap prices they get now.

 The human aftermarths of this strong presence are an extensive slave of kidnapping, without seeing the strong presence necessarily the direct cause of these terrorist actions:

– In Sudan: this past week (31rst of january 2012), in south Sudan, chinese workers involved in a road-building project in South Kordofan were kidnapped by south soudan rebels; 17 others have been moved to safety by the sudanese army. since saturday, while 29 remain captive.

– in Egypt: Twenty-five Chinese workers were taken hostage by Bedouin tribesmen, but they were freed hopefully fastly.

These are exemplum of series…..

Indeed, not all the african countries seem to agree about the trade-off, and the way it is conducted by Chinese governement:  The  president of Zambia, Michael Sata, has been highly critical of Chinese mining companies and the way they treat his nation’s workers. Moreover, China has come to be under control for having cut deals with repressive governments  (Sudan).

This presence arouses debate in the economic worldwide community:

Last november at Intelligence Squared, London, a live forum for debate gathering  a Portuguese politician, two professors of international studies, a Ghanaian economist, on the question: « Is Chinese investment good for Africa? »

See below the introduction:

Exposition à venir

Le centre George Pompidou inaugura une rétrospective des oeuvres du grand maître du surréalisme, Dali (1904-1989), à partir de novembre 2012. Celle-ci se tiendra dans la continuité de deux expositions antérieures, « l’Enigme sans fin » de 2003 au Kunst Palast de Düsseldorf, et « Une image peut en cacher une autre » présentée en 2009 au Grand Palais, proposant ainsi un tour d’horizon de la mythologie personnelle de l’artiste. C’est le même commissaire (Jean-Hubert Martin), qui, qui plus est, chapeaute l’événement. Il y a donc une logique à aller voir cette nouvelle installation, même pour ceux ayant eu la chance d’assister aux deux précédentes.

D’autant plus que pour cette occasion, les cimaises du musée accueilleront un prêt exceptionnel du MOMA de New York, le tableau Les Montres Molles…s’inscrivant dans la partie surréaliste de l’exposition…d’autres thèmes moins connus seront également traités comme la période mysticiste d’après-guerre du maître espagnol.

Les Montres Molles ou Persistence de la mémoire, Dali, 1931, MOMA. 24 x 33 cm.

Cette oeuvre fut peinte en 1931, alors que Dali n’avait que 27 ans, en pleine époque surréaliste, lors d’une période de transitions personnelles et créatrices.

Anecdote humoristique: Ce fut après un dîner terminé par du camembert, quel le peintre a entamé une réflexion compulsive sur les mystères des éléments durs et mous. Dali s’est alors mis immédiatement à travailler, frénétiquement et toute la nuit, en introduisant sur la toile trois montres aussi molles que la consistance du met qu’il avait dégusté….une muse inattendue…

Cette toile fut achetée par un marchand new yorkais à Paris, et ce ne fut qu’après avoir avoir été acquis par plusieurs musées qu’il intégra le fonds permanent du MOMA.

Outre présenter quelques toiles majeures, cette exposition est exceptionnelle car pour la première fois depuis plus de 30 ans! une série d’oeuvres s’étalant sur toute la période de création du maître cattalan sera présentée à Paris. La dernière rétrospective parisienne remonte à 1979!…..C’est dire si ce moment est attendu avec impatience et délectation par les curieux et les amoureux du symbolisme dalinien..

….et pour patienter et puisque non seulement peintures mais aussi films et documents sonores seront à l’honneur, voici deux courtes vidéos révélatrices de l’humour « bordeline » mais non moins génial de l’artiste aimant flirter avec l’absurde et titiller nos codes et bienséances:

# Exposition du 21 novembre au 1er janvier 2012. Centre George Pompidou.

Art history of the 20th century: french OP ART.

–  Il s’agit d’un courant artistique français des années 50’s-60’s, le french op’ art ou optical art plus connu sous le nom d’art cinétique…L’art cinétique fut initié par Victor Vasarely. Le groupe d’artistes qui lui fut lié: le GRAV. Les objectifs: orientations du spectateur vers d’autres catégories artistiques que la peinture et de la sculpture, se fondant sur l’esthétique du mouvement et de la structure en le suggérant ou en le révélant. La collaboration active du spectateur est requise, il participe désormais au processus de création. Mais les oeuvres se caractérisent souvent par des dimensions plus modestes que celles des artistes américains de ce même courant.

Victor Vasarely, Bi-forme, 1962
Panneaux de verre gravé et socle en métal
Verre Saint-Gobin, métal, 200x120x20 cm
Plaques de verre : 200 x 120 cm
Socle : 28 x 120 x 47 cm

Artistes:

– Cruz Diez: prône la physiologie de la condition changeante de la couleur, parfois voluptueuse, voire érotique.


Carlos Cruz Diez
« physichromie 1345 », relief, 46 x 55 cm, 2001

– François Morellet:  Il s’interessait plus au processus rationnel créatif plutôt qu’à l’aspect final et à la réception finale du public…ce qui en fait un des précurseur de l’art conceptuel…avec cette différence qu’il ne négligeait pas d’y inclure un certain humour, proche de l’esprit de DADA..comme celui de Picabia (cf les Néons de 1967 de Morellet).

F. Morellet. « L’Avalanche » (partie), 1996.

F.Morellet … »Néons », 1967, proche ici de Picabia.

F. Morellet, Sphère-trame, 1972, Musée de Grenoble. Ici la structure est mise en exergue, et est présentée comme une oeuvre d’art en soi.

Les artistes de l’OP art étaient attirés par les mondes invisibles, par le processus en soi. les artistes ne se préoccupent pas tant de la forme parfaite.

Pour les artistes du GRAV, l’oeuvre est devenue une sorte d objet pédagogique qui exerce l’oeil et même modifie les comportements..les historiens de l’art n’ont pas négligé le côté érotique de telles oeuvres qui, qui plus est, renvoient à des instincts basiques foetals, rejet, panique, perte de repères ou amusement des spectateurs dont le corps est englouti par la machine…c est l’homo ludens à qui ont fait appel.

Ils proposent, en outre, des oeuvres polysensorielles.

Pour eux, le geste d’appropriation des nouveaux réalistes avait plus de valeur que les objets (carcasses de voitures, affiches déchirées, objets du prisunic ou de brocante, objets immateriels sont récurrents dans le travail des nouveaux réalistes).

Umberto Eco dans Opera Aperta dit que ces oeuvres avaient une part d’aléatoire et demandaient à ce que les spectateurs la complète..;ce sont les années du début de l’art intéractif. Mais dans ces années, celles de mai 68, l art de l ‘intéraction avait presque toujours une dimension politique.

De plus, l’art qui prend possession de la rue veut être utile; on remet à l’ordre du jour le fonctionnalisme des avant-gardes historiques. Comme au temps du Bauhaus, on franchit la frontières entre les arts et l’architecture, entre les arts et les arts appliqués. Vasarely declare :  » la coopération entre art, artisans, ingénieurs, techniciens, architectes sera la condition premiere de l’oeuvre d’art ».

L’idéologie de la libération des corps se retrouve aussi avec le design: les chaises longues aux formes courbes, où le corps s’abandonne, et la sculpture en vynil généreusement rembourrée de mousse, et qui donne envie de toucher, participent de cette idée.

De plus, art et design se tutoient. Les sculptures en polyuréthane de César, qui prennent une forme définitive toutes seules quand elles se gonflent après qu’on y ait ajouté un catalyseur, et rappelle Tallon pour la conception d une série de sièges et d’un escalier. La forme est dictée par la nature du matériau, donc ni par l’inspiration du spectateur ni par le hasard.

César, Expansion.

La légereté et la maniabilité de ces objets correspond à une époque où l’éphèmere est une valeur, d où les objets en matières légères et transparentes comme le fauteuil CROISSANT (1964) de Bernard Quentin ou le fauteuil bulle de Quasar: On ne croit plus aux formes sociales, culturelles, aux formes éternelles. Pierre Gaudibert présente la structure gonflable dans ses musées en mettant justement en cause le caractère figé du musée.

Tout ça fait partie d un mouvement se réclamant des architectures utopiques..

Presques toutes ces idées, loin de prévoir d’oppressantes métropolis, mettent le progrès de la science et de la technologie au profit..d’un lien plus etroit entre l’homme et la nature.

Klein rêve d un monde où l homme vit nu comme au temps de l’Age d’Or.

C’est la période des utopies; architecturales aussi: cf la ville spatiale de Yona Friedman, qui est sur pilotis démontables, la ville cosmique de Iannis Xenakis, la ville suspendue de Schöffer comme les habitations sur pilotis de Sanejouand, libèrent le sol pour que jardins et forêts s’expriment.

Yona Friedman, « Ville spatiale », 1959-60, Encre et feutre sur papier. 21×29,7 cm.

Nicolas Schoffer, centre administratif de la ville suspendue.

Exhibitions Archives:

Exhibition « Dreamlands » in the Centre Pompidou in Paris in 2010:

The visitor firstly dives into late 19th – beginning of 20th centuries in park festivities….in Coney Island and in Europe, precisely in Paris…with the excentricity of the social middle-class and bourgeoisie of the time, happy thanks to the genuine and candid gloriousness of this time, just before the war starts…A world of happiness and of colourful dimensions.

We are amazed to see the Universal Exhibition in Paris, full of buildings of many cultures (byzantine, russian, egyptian…) that abound on the Seine banks:

   

The exhibition is presenting artpieces from the charming old-fashioned athmosphere of the pre-war time to the nowaday time-swiftness and technological sterilized world that opens its door to us nowadays: Various impersonnal environments recreated, as ilots poping all across the world, displaying ancient cities of « old » Europe, as if they were going to vanish away and that were needed to be  crystallized…(cf Las Vegas)

Disturbing pieces of art as this work by Pierre Huygues that shows a decorum deprived of any forms of life: everything is perfect and under control…

Many « ideal » cities through time..from fastness to coldness..

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/0E4639A34A4B08C5C12576B8003A5F37

Art History of the 20th century: L’Action collective – les expressionistes abstraits – les nouveaux réalistes, scission avec le surréalisme?

Années: 50-60.

Présentation

Moyens: En utilisant les symboles de la société de consommation et en tirant profit des avancées technologiques, les nouveaux réalistes et les artistes de l’art cinétique ont enregistrés les progrès de la société, ont tenté de raccorder les formes experimentales de l’art à ceux de l’environnement urbain, de la pub, des objets industriels, familiers aux public.

Leur motto pourrait être: Il n’y a pas de réalité quotidienne brute, celle-ci est pétrie par l’idéologie, il convient de mettre à jour cette idéologie, parfois occulte.

Tour du monde:

– Nord de l’Europe: L’internationale situationniste, composée par un groupe de révolutionnaires, voulait en finir avec le malheur historique, la dictature de la marchandise, la société de classes…Elle avait pour objectif d’accomplir les promesses contenues dans le développement de l’appareil de production contemporain et de se libérer des conditions historiques, en se réappropriant le réel. Pour ce faire il fallait « dépasser » l’art en tournant en dérision les productions contemporaines. On comprend alors comment ce mouvement fut né de la rencontre entre le mouvement international pour le Bauhaus imaginiste fondé par Jorn et par l’internationale lettriste de Guy Debord.

Son travail était porteur de dépassement des tentatives révolutionnaires des avant-gardes artistiques de la première moitié du XXè siècle, elle voulait aller plus loin que le dadaïsme, le surréalisme, pour démontrer le superficiel d’une culture dite bourgeoise.

– A L’Est: Plusieurs peintres cisionnaires, tous nés dans l’ex-yougoslavie, Dado, Ljuba, Vladimir Velickovich présentent un lien plus évident avec le surréalisme.

– Aux USA: Intérêt des américains pour les théories Jugienne de l’inconscient collectif: théorie qui a joué pour les expressionnistes abstraits un rôle comparable à celui du fonctionnalisme pour les neo-plasticiens: elle permet les retrouvailles de l’atiste et de toute la communauté. Les artistes se prétendent comme étant les révélateurs des mythes et des tabous fondateurs de la civilisation; l’artiste entreprend d’explorer les tréfonds de l’humanité, il peut établir une communication avec le spectateur; de ce que le peintre lui fait decouvrir, le spectateur decouvrira une part de lui même (proche de COBRA en ça).

– En France, un des rares peintres à se moquer des categories formelles fut Dubuffet, sinon ce fut CoBrA (1948 / 1951, dont les images oscillaient entre figuration et abstraction. COBRA etait issu du surrealisme, mais pour le combattre! au nom du surréalisme révolutionnaire dont parlait Christian Dotremont. COBRA présentait une nouvelle figuration.

COBRA : les origines de l’art sont instinctives et donc matérialistes; le réalisme matérialiste nie l’équation idéaliste de la subjectivité et de l’individualisme, dénoncée par Marx. Ils cherchent les formes de la réalite, communes aux sens de tous les hommes. Le fait de porter à la consicence de tous, un imaginaire partagé par tous est dejà l’amorce d’une implication sociale.

Le chat, la lune et le soleil, Corneille.

Corneille est l’un des principaux fondateurs du mouvement CoBrA, tirant son inspiration de l’art africain et océanien, de dessins d’enfants … Il est passionné de voyages.

Ecrits proches de COBRA: Roland Barthes fait du mythe un système semiologique second par rapport au langage. Gilbert Durand insiste sur la priorité de l’antécédence de l’image sur le concept rationalisé. philosophe d’obédience Jungienne.

Le surréalisme joua un rôle pour les plus jeunes comme Recalcati, Monory, Télémaque. Ce fut de façon éphèmere et pendant leurs années de formation. Ils rejetèrent le surréalisme, car il était porteur de trop d’idéologies alors que des peintres comme COBRA ou DUBUFFET etait pour une peinture de la verité qui ne devait rien à l intellectualisme.

Nouvelle voie frayée dans l’abstraction=

Degottex, Simon Hantaï, Judith Reigl, aussi bien qu’Antonio Saura. Ils se maintiennent sur l’arête entre figuration et abstraction. Ils ne s’associeront que temporairement au surréalisme. Bernard Dufour, lui, s’en tint à l’écart.

Abstraction, Simon Hantaï, 1968.

Bernard Dufour: mise en espace du regard du voyeur omniprésent.

La crise de l’abstraction qui est d abord une crise du rapport au monde est d’abord vécu dans la marginalité. Arnal, Dmitrienko fuient paris.  En tant que jeune espoirs de l’abstraction, tous 2 avaient pourtant rencontrés le succès.

George Bataille: la fonction de la constestation est moins intolérable pour la sociéte que l’absolue gratuité de l’art.

Un thème récurrent chez les nouveaux réalistes, la femme:

Chez les nouveaux réalistes, de façon générale, la figure de la femme revient en vedette.  Image stéréotypée, empruntée à l’histoire de l’art, au cinéma, à la publicité, pour Gasiorowski, tout comme pour Malaval (1937-1980) , pour qui c’est un objet unique de passion, ou pour Monory.

 » Genou Gauche. Pubis 2. Collant – Tatouage – Mousse » Signé et daté en bas à droite « Malaval 8.12.1966 »

Ils l’identifient à la peinture elle-même, et la rétablissent dans sa fonction représentative, après des années d’abstraction ( vers 70, les nouveaux réalistes. Ils veulent rassurer: devant les ventres deshabillés peints par Gerard Schlosser, Jean Clair éprouve l’idee que l’image est réfuge, au pied de cette femme immédiate et inaccessible, de cette femme à venir, comme la promesse d’un Age d’Or. Joël Kermarrec va plus loin et superpose image de la femme et portée politique de la peinture, analysant comment la femme et représentée en tant qu’objet de plaisir et de désir, et en même temps comment ce plaisir est raturé par une représentation métonymique et fétichiste, il décide d’envisager la representation de la femme comme une métaphore de la société.

Kermarrec, 1974.

Canvases on the Borgia family and on italian aristocraty of the period.

– Lucrezia Borgia:

Author: Bartolomeo Veneto

1520

1520, Located in Germany;

    

The only asserted representation of Lucrezia Borgia would be this fresco of Pinturicchio, that figures the « argument » of Saint Catherin and the philosophers.

Portrait of Lucretia by Nivaan Ghosh

– Cesare Borgia:

This portrait is recognized by some historian for being Cesare Borgia.
It is located in Bergame at the Galeria della Academia Carrara.

Portrait of Cesare Borgia by Bartolomeo Veneto.

Portrait of Cesare Borgia as a child by Pinturicchio.

Portrait of Cesare Borgia “Le Duc Valentin” kept at the Metropolitan Museum of Art in NYC, formerly thought to be after a painting by Correggio, now often attributed to Dosso Dossi, 1517-1519.

– Probably a map of Tuscany produced for the Borgias by Leonardo Da Vinci (ca. 1502) while in the service of Cesare Borgia, working as an engeneer.

– Pope Alexandre VI:

Fresco in the Vatican

Pope Alexander VI presents Jacopo Pesaro to Saint Peter, by Tiziano Vecellio (Titian).

– Alexandre VI ‘s private decoration:

The picture shows a detail of the ceiling in the Sala dei Santi (Room of Saints). This section depicts the story of the APis bull. The integration of this animal, venerated in ancient Egypt, into the decorative program of Alexander VI’s private apartment served as a mythical explanation for the presence of bull in the Borgia family coat-of-arms.

– Giovanni / Juan Borgia

Anonymous painter.

– Giulia Farnese:

Lady with unicorn (Giulia Farnese) by Raffaelo Sanzio (Raphael).

Copy of destroyed fresco of Pinturicchio « pope Alexander VI before Madonna (his favorite Giulia Farnese) » decribed by Vasari. Made by Pietro Facettio.

Lady & unicorn (Giulia Farnese) by Domenichino.

The Lady and the Unicorn (Giulia Farnese), by Luca Longhi.