Edward Hopper

Autoportrait, 1930, huile sur toile, 63,8 x 51,4 cm,  Witney Museum, NY.

La prochaine rétrospective du peintre américain qui se tiendra en novembre 2012, au Grand Palais de Paris est l’occasion de parler et présenter le travail d’Edward Hopper (1882, 1967), phénomène à lui seul s’il en est, et pourtant digne représentant pour beaucoup de l’image archétypale de l’Amérique et de l’école de peinture américaine.

Il a, en effet, reçu toute sa signification à l’apogée de la peinture moderne des U.S. et de l’individualisme roi, au moment où l’expressionisme abstrait d’un Pollock gagnait ses galons et couleurs auprès des critiques d’art du monde entier. Mais à l’opposé de ce dernier, tenant d’une abstraction hermétique et presque autosuggestive, Hopper devrait plutôt être qualifié de néo-réaliste, tant son trait semble vouloir reproduire la réalité qui l’entoure…La feinte est insidieuse….la touche, si elle tend à une reproduction quasi photographique voire académique, vibre et confère un réel effet d’imaginaire….

 La civilisation, symbole d’astreinte:

L’homme seul face à la nature, un thème si souvent traités par les peintres mélancoliques de tout temps, Caspar Friedrich le premier qui pose ses figures en contrepoint d’une étendue quasi apocalyptique où la nature règne en maître….Avec Hopper, sans aller jusque dans une dimension spirituelle et transcendantale à la Schelling, l’homme et le paysage sont deux pans de cette même amérique, esseulée, désiorentée, en rupture, enclins à faire l’expérience de « la frontière avec le monde connu, à la limite de la civilisation ». Cette thématique de l’entrave, de l’impasse trouve écho dans l’obturation du champ libre de la nature, et des éléments de civilisation qui la traversent (phares, passages à niveaux, répétitions de murs, interpénétration du vues intérieures et extérieures dans le même tableau…), cloturant ainsi la perspective, la balisant.

Caspar David Friedrich, le voyageur contemplant une mer de nuages, 98,4 x 78,8 cm., huile sur toile, 1817, Kunsthalle of Hambourg.

Haskell’s house, 1924, National Gallery of Washington.

High Road, 1931, National Gallery of Washington.

Gas, 1940, National Gallery of Washinton.

To be continued…..

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